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Les streamers français et le caritatif ou comment mes passions m’ont fait découvrir l’ESS





La plateforme de streaming Twitch accueille chaque année de plus en plus d’événements caritatifs français : ZEVENT, SPEEDON ou bien encore Gaming for Sidaction.


En 2021, l’événement ZEVENT a collecté en un weekend plus de 10 millions d’euros au profit d’Action Contre la Faim. Cet événement caritatif est organisé chaque année par Adrien NOUGARET (Zerator) et Alexandre DACHARY (Dash). Cette somme a été possible grâce à la mobilisation d’une cinquantaine de streamers francophones réunis autour d’une association. Petites et grandes communautés se sont investies et ont réussi à atteindre ce nouveau pallier encore jamais atteint : le ZEVENT est le marathon caritatif ayant le record de dons le plus grand. L’année dernière, l’événement avait déjà battu des records avec une levée de fonds de plus de 5 700 000 euros récoltés en faveur de l’association Amnesty International. Les médias se sont donc interrogés au fil des années sur cet événement et sur l’influence des streamers et de leurs communautés.



Donner est-il une force des français ? Ou bien les communautés françaises sont-elles plus actives et mobilisées lors d’actions lancées ou portées par leurs influenceurs favoris ?


J’ai découvert le ZEVENT en 2017 à travers un youtubeur et streamer appelé Laink. J’ai regardé le marathon caritatif en entièreté l’année suivante et le Zevent est devenu un événement annuel que j’attendais. Faire un don lors de ces événements, c’est comme un mouvement de groupe : on se sent uni, on veut atteindre certains paliers de dons. Et grâce aux différentes communautés et différents streamers réunis autour d’une même cause, il y a une énergie qui se crée qui rend l’événement si particulier.


Je me considère comme une enfant d’Internet : j’ai grandi sur Internet et j’ai énormément appris grâce à la plateforme qui m’a vu mûrir : YouTube. J’ai commencé à regarder des vidéos sur YouTube en 2010 avec de simples montages vidéo sur des jeux vidéo. J’ai pu découvrir par la suite les podcasts, les vidéos de vulgarisations, les musiques plus anciennes, d’ici et d’ailleurs, les compilations de gameplay ou bien encore des documentaires. En 2016, je me suis créée un compte Twitch et j’ai découvert le monde des lives. Au début, ce fut pour regarder uniquement des gameplay de jeux vidéo. Et à travers les streamers que j’ai commencé à suivre et à l’évolution de la plateforme, j’ai pu ouvrir mon esprit à travers des lives de culture, de cuisine… Est-ce que ce milieu et les personnes qui le compose est bien vu ?



J’ai souvent été associée à l’image de la « geek », la « weeb » fan de manga/anime, de jeux vidéo et consommatrice de contenus vidéos sur Internet depuis le collège. Ces étiquettes renvoient, encore à ce jour, une image de personne asociale, renfermée ou bien encore d’ermite. Avec ces étiquettes associées à mes passions, je me suis souvent posée la question : comment je peux être utile ? Comment puis-je aider les autres ? Et c’est à travers les dons que j’ai pu faire lors de ces événements que ma vie a commencé à prendre un nouveau sens. Oui, chacun à la possibilité d’aider à son échelle et de porter une bonne cause à travers une communauté. Il est tout à fait possible d’agir à sa manière pour une association. Ce furent mes premiers pas dans le monde de l’économie sociale et solidaire.



A travers mes loisirs, mes passions et mon histoire, j’ai su me retrouver à travers la licence professionnelle GOESS MOSA. J’ai connu la licence via une professeure qui a pu m’aider à

m’orienter. Avec beaucoup de peur, d’appréhension et de doutes, je me suis inscrite et après avoir eu la chance d’être acceptée, il y a toujours le syndrome de l’imposteur qui s’installe. La plupart des personnes viennent de BTS lié au social et moi je viens de la gestion commerciale et administrative. Mais en persévérant et avec de la confiance en soi, j’ai prouvé et accepté ma place au sein de cette licence. J’ai pu y découvrir une nouvelle vision du monde associatif et approfondir les compétences et connaissances que j’avais déjà obtenues lors de ma formation précédente. Cette année, je peux associer mes connaissances personnelles et les connaissances de la licence dans la vie de tous les jours mais également dans la MJC de ma ville et où j’effectue mon alternance.



Aujourd’hui, le numérique a une présence plus qu’importante dans le monde de l’ESS. De ce fait, et grâce à mes connaissances en numérique, j’ai pu soutenir la licence et mon alternance au travers d’actions quotidiennes telles que la création d’une chaîne YouTube, la création de contenus vidéos, une plateforme commune pour les cours sur Drive, ou bien encore la médiation numérique pour des manipulations sur ordinateurs.



Avec le ZEVENT, les événements caritatifs français sont devenus récurrents et se sont normalisés et je dirai que les streamers d’aujourd’hui ont une force de persuasion forte. Est-ce que c’est le cas pour toutes les communautés Twitch à travers le monde. Je ne saurais dire. Mais en tout cas, les communautés françaises sur Twitch elles, sont mobilisées et fortes lors de grands événements.



Il est important pour moi de ne pas réduire aux stéréotypes et aux clichés les passions de chacun : à travers une passion commune, on peut rencontrer, apprendre, découvrir, soutenir les structures de l'ESS à sa manière. Non, les streamers et moi-même, ne sommes pas des personnes solitaires et isolées de toute interaction sociale, on peut également agir aux côtés des valeurs de l'ESS !



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